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Le fabuleux destin de Geneviève Dulude-DeCelles

Le Sorel-Tracy Express.ca a rencontré Geneviève Dulude-DeCelles quelques jours après le dévoilement des participants de cette nouvelle mouture de la mythique Course Destination Monde, une série où des cinéastes parcouraient le monde pour réaliser des courts-métrages de tous genres. La série originale, diffusée sur les ondes de Radio-Canada de 1988 à 1999, a notamment servi de tremplin pour des cinéastes comme Robin Aubert, Ricardo Trogi et le bas-richelois Danic Champoux.

À peine remise d'une formation à L'Inis, un centre de formation professionnelle de cinéma, télévision et de médias interactifs réputé, la vidéaste et ses collègues s'apprêtaient maintenant à recevoir un lot de vaccins... et à mettre leur vie en suspend. « On n'aura pas accès à nos courriels et on ne pourra pas vraiment communiquer avec l'extérieur », s'exclame-telle, spécifiant qu'Évasion veut limiter les fuites entre la production et la diffusion des épisodes.

Ses études l'ont autant mené au cégep Saint-Laurent qu'à l'Université Concordia et l'UQAM, mais sa passion pour la vidéo a bel et bien pris naissance dans la région. « Quand t'habites sur un rang à Saint-Aimé, tu n'as pas beaucoup d'amis à proximité! », lance-t-elle en rigolant. Captivée par la télévision, elle touchera à la vidéo pour la première lors de ses études secondaires, dans le cadre d'un cours d'art dramatique.

La meilleure job d'été au monde

Bien qu'elle n'a finalement pas remporté « La meilleure job d'été au monde », ce fameux concours tenu en 2010 afin de dénicher un reporteur-blogueur désireux de faire découvrir notre région au monde entier via le Web, Geneviève Dulude-DeCelles se sera distinguée de la masse à l'aide de vidéos décalés. « Je me suis basé sur ma propre expérience», explique-t-elle. « Comme le concours était pour faire connaître la région et que, personnellement, je ne serais pas tenté de visionner un vidéo très "corporatif" faisant la promotion de Sorel-Tracy, je me suis dit qu'un vidéo présenté par une fille qui chante mal et illustré à l'aide d'images tournées en campagne, en ville, au port et même dans une pataterie, pouvait faire découvrir la région tout en amusant.»

À en juger par l'effet boeuf de ces capsules où la comédie musicale et les images lyriques flirtaient ensemble, Geneviève peut se dire « mission accomplie ». « Des mois plus tard, des inconnus me lançaient toujours des "Hey! T'es la fille des vidéos de Sorel! J'ai voté pour toi!" C'est quand même gratifiant! »

« Le monde embarquait à fond! Les gens ont été très généreux avec moi! Ça m'a donné le goût de tourner un film ici tellement j'ai été bien reçue... et ça ferait changements des films qui se passent seulement qu'à Montréal! » Geneviève Dulude-Decelles, revenant sur « La meilleure job d'été au monde »

Ce concours lui aura tout de même permis de lancer les balises de Vlimeuses Productions, la compagnie qu'elle pilote avec sa collègue et amie Sarah Mannering. L'expérience l'aura aussi inspirée à tourner plus souvent dans la région. « Le monde embarquait à fond! Les gens ont été très généreux avec moi! Ça m'a donné le goût de tourner un film ici tellement j'ai été bien reçue... et ça ferait changements des films qui se passent seulement qu'à Montréal! »

Une nouvelle course...

Fan de la première mouture du projet, Geneviève avait tout de même quelques appréhensions à l'idée de participer à un projet aussi grisant. « Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Il était question de rondes d'élimination et on nous demandait de fournir des photos. J'avais peur qu'ils soient à la recherche d'une bande d'animateurs. » Elle s'est toutefois vite ravisée. « Finalement, ça n'a rien à voir! Nous avons carte blanche! On pourrait presque tourner un clip de trois minutes sur une cuillère! », ajoute-t-elle, sourire en coin.

Bien évidemment, plusieurs craintes l'assaillent avant d'empaqueter son portable, sa caméra et sa brosse à dents. « C'est un gros investissement », tranche-t-elle. « Pendant trois semaines à trois mois, je mettrai ma vie sur la glace. Je ne travaillerai pas, je n'étudierai pas, etc. Par contre, je vais voyager de par le monde et le tout sera payé! », muse-t-elle avant de se remémorer un souvenir récent. « Lors d'une de mes premières entrevues, on m'a demandé de quoi j'avais le plus peur et j'ai répondu... de moi! » Elle s'esclaffe, puis s'explique. « Bien sûr, ça va être plaisant d'être en voyage, mais produire un vidéo chaque semaine dans un pays que tu ne connais pas et dont tu ne connais pas la langue... ça va être excitant, mais difficile! Et quand je dis que j'ai peur de moi, j'ai surtout peur de me laisser envahir par ce stress et que ça se répercute dans ce que je vais produire. »

La Course Évasion autour du monde sera diffusée sur les ondes d'Évasion dès le 18 septembre à 18h. Information : www.evasion.tv/

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