Plamondon croit en l’unité des forces souverainistes
Joint par le Sorel-Tracy-Express.ca alors qu’il se trouvait à la Chambre des Communes, Louis Plamondon s’est dit en faveur de l’unité des forces souverainistes au lendemain de l’annonce de la création prochaine d’un nouveau parti.
« Jean-Martin Aussant est quelqu’un que je respecte beaucoup, qui est très talentueux et que j’aurais vu un jour à la tête du Parti Québécois, mais je suis tout à fait en désaccord avec lui », affirme le député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour.
Louis Plamondon ne croit pas que son geste puisse se comparer à celui de René Lévesque ou de Lucien Bouchard, comme le suggérait Jean-Martin Aussant sur son profil Facebook, puisque les deux ont aussi siégé comme indépendant avant de fonder une autre formation politique alors qu’ils étaient insatisfaits au sein de leur propre parti. « René Lévesque a quitté le parti libéral après qu’une motion sur l’option de la souveraineté-association ait été battue. Dans le cas de Lucien Bouchard, c’était à la suite de l’échec du Lac Meech et de l’incapacité du fédéral de se renouveler, rappelle le député. Or, je ne connais pas un Québécois qui ne sache pas que le PQ est un parti souverainiste et je ne doute pas qu’il saura faire un référendum au bon moment. Les chefs ont toujours fini par conclure en la nécessité de faire un pays ».
Le chef intérimaire du Bloc Québécois a aussi rejeté du revers de la main la possibilité que Gilles Duceppe prenne la tête du Parti Québécois, comme le suggéraient les résultats d’un sondage publiés le matin même, voulant qu’il récolterait 45 % des intentions de vote si François Legault ne crée pas de parti. « Je ne pense pas que ça intéresse Gilles Duceppe. Ce n’est pas dans ses plans de revenir en politique, assure Louis Plamondon. Lors du conseil du Bloc Québécois, en fin de semaine dernière, il a réitéré son appui au Parti Québécois et à Pauline Marois ».
Jean-Martin Aussant reste ouvert à une fusion… si la souveraineté est à l’avant-plan
Joint sur son cellulaire, quelques jours après la rentrée parlementaire, Jean-Martin Aussant était convaincu du bien-fondé de sa démarche, lui qui s’était donné l’été pour réfléchir à son avenir politique.
« Je ne crois pas que le PQ adopté la bonne tactique. Je ne doute pas que ce soit tous des souverainistes, mais quand on dit qu’on déclenchera un référendum au moment jugé opportun, ce n’est pas un « oui », c’est un « peut-être ». Tout comme Québec Solidaire qui fait de la souveraineté le point je-ne-sais-plus-quoi de son programme », explique-t-il. « Il y a encore 40 % de gens qui sont souverainistes au Québec et ce n’est pas normal qu’il ait trois partis pour le « non », deux « peut-être » et aucun pour le « oui ». C’est l’option que je veux donner aux électeurs avec Option nationale », ajoute le député indépendantiste.
« Je ne veux pas présenter 125 députés à tout prix. Si j’en ai 10, ce sera 10. Si c’est plus, tant mieux, dit-il, conscient de l’ampleur de la tâche. Je ne sais pas non plus si je pourrai le fonder à temps, parce que ça prend deux mois pour que le Directeur général des élections approuve la création d’un parti. Alors, si Charest déclenche des élections dans un mois… ».
Le député de Nicolet-Yamaska demeure tout de même ouvert à une éventuelle fusion avec un autre parti si l’option référendaire est au premier plan. « Ce sera écrit dans la plate-forme d’Option nationale », assure Jean-Martin Aussant.
Le député est aussi bien conscient des risques politiques qu’il encoure en prenant cette décision. « Je ne fais pas de la politique pour être réélu. C’est certain que je veux l’être, mais je veux que ce soit pour les idées que j’avance. Comme aux dernières élections, j’ai toujours dit que je veux que la souveraineté se fasse au plus vite », rappelle-t-il. « Je suis convaincu que les Québécois sont souverainistes. Il faut seulement leur en parler davantage. Il n’y a pas une décision du fédéral qui ne serait pas mieux prise si nous étions souverains », croit celui qui est en train d’écrire un livre sur les arguments économiques d’un Québec souverain. L’ouvrage devrait être lancé parallèlement à la création du parti.
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