Une période de questions qui chauffe
M. Plante a aussi participé à la période de questions en faisant valoir qu’il ferait circuler une pétition afin de faire retirer les bacs de fleurs du boulevard Fiset.
Comme la présentation des états financiers et l’intervention de la représente d’Alti-Gym ont retardé la séance du conseil, le gardien de sécurité de l’hôtel de ville a pris la parole, à 23 :12, pour annoncer aux citoyens qu’ils seraient priés de s’en tenir à des interventions de cinq minutes.
Une plainte à l’UPAC?Le premier citoyen à prendre la parole, Éric Couture, a dit vouloir informer plutôt que poser des questions.Celui-ci a tout d’abord indiqué que selon le Code criminel, un maire était aussi un agent de la paix. « Peu de gens le savent! », a-t-il tonné. Après avoir rappelé au maire que, selon son serment d’office, il devait faire respecter la loi, le magistrat a coupé M. Couture en lui disant qu’il avait reçu la visite d’un huissier à son bureau dans la journée et que son dossier serait remis aux avocats de la ville.
Le citoyen a alors répliqué qu’avant de faire une plainte à l’Unité permanente anticorruption, il aimerait rencontrer le conseil en huis clos pour lui faire part de certaines irrégularités majeures. « M. Lazure est au courant depuis 8 mois et il ne s’est rien passé. C’est votre devoir d’investiguer, de faire respecter la loi. C’est votre devoir de le corriger, sinon vous êtes aussi coupables », a-t-il ajouté.
Le maire a mis un terme au débat nébuleux en mentionnant que les avocats de la Ville allaient prendre le relais. La demande de M. Couture pour une rencontre est donc demeurée lettre morte.
On se rappellera qu’en décembre 2011, M. Couture s’était pointé à la séance ordinaire en compagnie d’Éric Cardinal, avocat et ex-maire de Saint-Cyrille-de-Wendover. Ce dernier avait demandé aux élus pourquoi le conseil n’avait finalement pas ajouté un point à l’ordre du jour à propos de l’erreur de zonage concernant son client. « C’est un dossier qui doit se régler en privé avec nos fonctionnaires, pas publiquement », avait alors rétorqué le maire. M. Cardinal a alors ment lancé que cette erreur de zonage, datant d’une dizaine d’années, pourrait coûter à la Ville de 12 000 à 13 000 $.
Jouer au Père NoelAprès avoir salué le conseil pour sa résolution en ce qui concerne la gestion de la dette, le citoyen Fernand Gignac a demandé au maire pourquoi il a finalement concédé à l’augmentation de 10% ajouté au salaire des employés de la MRC. Réjean Dauplaise a répliqué qu’une firme engagée pour déterminer les besoins de la MRC a déterminé que les employés étaient tout sous-payés.
Puis, faisant valoir que la masse salariale de la MRC est évaluée à 1 M$, le citoyen a demandé au premier magistrat de couper davantage pour régler la datte. « Si les employés de la MRC ne se trouvent pas assez payés, qu’ils travaillent ailleurs », a-t-il lancé. Le maire lui répondit que « certains employés travaillent jusqu’à 17 h 30 tellement ils sont débordés ». Le citoyen a alors prié le conseil de ramener le premier magistrat à l’ordre. « 1 M$, ça représente beaucoup d’argent pour nous. Mettez de la pression sur votre maire pour qu’il arrête de jouer au Père Noel! »
Une loi fumantePuis vint Denis Bourret, un citoyen du Vieux-Sorel qui juge que le règlement #2063, qui indique que la fumée dégagée par un feu extérieur ou un foyer ne doit pas incommoder le voisinage, s’applique mal. « Un smog se forme dans mon coin et c’est de plus en plus difficile pour un asthmatique », a-t-il confié. Jugeant que le règlement n’est pas applicable – le temps de déposer une plainte auprès des pompiers, le vent peut tourner. « Bien que le feu ne nuit plus, la fumée – elle – plane toujours ».
La conseillère responsable du secteur, Corina Bastiani, a indiqué qu’on attendrait le retour d’Alain Rouleau, le directeur du Service de sécurité incendie qui est présentement en congé de maladie, avant d’évaluer s’il y a zone grise ou non.
Une situation inconfortablePour clore la soirée, M. Beauchemin demanda au conseil s’il prévoyait installer des blancs plus confortables dans le Carré Royal, question qu’il avait posé une première lors de la séance de janvier, d’ailleurs. Le maire a répondu qu’on devait attendre, car on allait bientôt creuser des tranchées dans le parc pour y installer des conduites d’eau. « On a toutefois mis un petit montant de côté – 10 000$ - et on en ajoutera l’année prochaine. »
Le citoyen a ensuite demandé si le règlement contre les animaux dans les parcs s’appliquait aussi au Carré Royal. « Ça devrait, sinon. Plusieurs enfants y jouent », a-t-il glissé. Corina Bastiani précisa que les chiens étaient admis, mais seulement ceux en laisse.
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