Débat à venir sur l’état des voies ferrées
S’il a salué le travail fait par le gouvernement fédéral pour resserrer la réglementation sur le transport par rail depuis la tragédie de Lac-Mégantic, le député de Bas-Richelieu–Nicolet–Bécancour, estime que le travail n’est pas terminé.
Il s’est réjoui que le fédéral soit revenu en arrière pour obliger les compagnies ferroviaires à avoir deux conducteurs par train en tout temps. « Ça n’aurait jamais dû être enlevé, mais ils ont reconnu leur erreur. », soulève-t-il.
Le député a aussi souligné le travail qui a été faite pour resserrer certaines normes qui avaient été laissées aller au bon vouloir des compagnies. « Il y a aussi des inspections qui ont été faites sur la solidité des voies ferrées. Ils ont réagi rapidement et fait un pas important », reconnaît-il.
Le député bloquiste entend par ailleurs relancer le débat sur l’état des voies ferrées lors de la reprise des travaux parlementaires. « Il faut qu’une étude soit réalisé rapidement sur l’état de la voie ferrée partout où il y a des matières dangereuses qui transigent, insiste Louis Plamondon. Si l’on constate des manques, qu’on impose un moratoire le temps de faire les réparations. »
D’autant plus que les réparations nécessaires peuvent se faire rapidement. « Les compagnies ferroviaires sont équipés pour ça. La technologie n’est pas à inventer. Ils savent comment réparer la voie ferrée rapidement. Ils le font déjà quand il se produit des déraillements, souligne-t-il. Il faut bien sûr que ça vienne d’un effort des compagnies ferroviaires. »
Le député espère que la réglementation oblige les compagnies à réparer. « Il faut que les voies ferrées aient un minimum de résistance et que les supports en bois soient dans un état acceptable, fait-il valoir. Si on est capable d’enlever les crampons à la main, c’est à se demander comment un train peut circuler sans dérailler… »
Éliminer les wagons-citernes désuetsUn autre débat est aussi à prévoir sur les wagons-citernes désuets qui ont été utilisés pour transporter le pétrole qui a explosé à Lac-Mégantic.
L’utilisation des wagons-citernes connus sous le nom de DOT-111 sont aussi appelés à disparaître de la circulation, selon le député, étant donné que leur parois est trop mince pour résister à un déraillement. « C’est un autre débat que nous allons relancer, assure-t-il. Ça fait longtemps que ce devrait être fait. »
Le député de Bas-Richelieu–Nicolet–Bécancour a bon espoir que les wagons-citernes avec des parois plus épaisses soient maintenant la norme dans l’industrie du transport par rail de matières dangereuses. « Chaque compagnie devra changer rapidement ses wagons-citernes », souhaite-t-il.
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