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Cinq points à retenir des élections

Le PQ formera un gouvernement minoritaire

Le PQ formera un gouvernement minoritaire
Photo: La Presse Canadienne, 2026

Les électeurs québécois ont élu un gouvernement minoritaire du Parti québécois, lundi, permettant à la formation de Paul St-Pierre Plamondon d'effectuer un retour spectaculaire et ouvrant la voie à un éventuel troisième référendum sur la souveraineté.

Voici cinq points à retenir de la soirée électorale.

1. Le PQ revient de loin

Après avoir fait élire seulement trois députés en 2022, le Parti québécois a fait un retour en force pour former le prochain gouvernement, sans toutefois atteindre les 64 sièges nécessaires pour obtenir la majorité à l’Assemblée nationale.

Selon les résultats préliminaires, le PQ a obtenu 59 sièges lundi, récoltant 28 % du vote populaire. Le parti a su tirer parti du désir de changement des Québécois après les huit ans au pouvoir de la Coalition avenir Québec.

2. Le PQ promet un référendum

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ne cache pas son ambition de tenir un troisième référendum sur l'indépendance du Québec durant son premier mandat. Il a toutefois concédé que cette consultation populaire n'aurait pas lieu avant le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche, prévu en janvier 2029.

Dans un contexte minoritaire, le PQ pourrait devoir solliciter l'appui d'un autre parti pour faire avancer sa démarche référendaire. Ses meilleures chances sont probablement chez Québec solidaire, dont neuf candidats étaient élus ou en avance mardi matin.

3. Le PLQ formera l'opposition officielle

Pour une troisième élection générale consécutive, les électeurs ont choisi de confier le rôle d'opposition officielle au Parti libéral du Québec. La formation a plus que doublé sa députation à l’Assemblée nationale, terminant la soirée avec 40 candidats élus ou en avance.

Le chef libéral, Charles Milliard, qui a été élu dans Orford, s'est dit prêt à travailler avec le gouvernement péquiste pour l'amélioration des soins de santé, pour construire des logements et pour soutenir l'économie.

Cependant, il s'est engagé à former une «opposition déterminée» contre le référendum.

4. Le PCQ arrive à l'Assemblée nationale en force

Il fallait remonter à 1935 pour trouver un député du Parti conservateur du Québec élu à l'Assemblée nationale. À la reprise des travaux, le parti formera un contingent solide à Québec, avec un groupe parlementaire de 19 députés.

Sous la direction d’Éric Duhaime, qui a gagné la circonscription de Bellechasse haut la main, le parti est passé du statut de formation marginale, qui avait recueilli moins de 2 % des voix en 2018, à celui d’acteur majeur.

Le PCQ a raflé ses circonscriptions dans cinq régions: Chaudière-Appalaches, la Capitale-Nationale, le Centre-du-Québec, l’Estrie et la Mauricie.

5. Un paysage politique fragmenté

Cinq partis ont terminé la soirée avec plus de 10 % des voix, mais aucun n’a dépassé les 30 % des suffrages dépouillés.

La Coalition avenir Québec a recueilli environ 13 % des voix, mais n’a remporté aucun siège. La cheffe caquiste, Christine Fréchette, a dit assumer «l'entière responsabilité» de la défaite.

De son côté, Québec solidaire a conservé des acquis importants à Montréal, Québec et Sherbrooke. Ses deux porte-parole, Ruba Ghazal et Sol Zanetti, ont été réélus.

Dans Saint-Henri-Sainte-Anne, le libéral Benoit Clermont a arraché la victoire par seulement 39 voix contre le député solidaire sortant, Guillaume Cliche-Rivard. QS fera une demande de dépouillement judiciaire.

Autre élection serrée: celle dans Vachon. Au terme du dépouillement de toutes les boîtes, la candidate libérale, Affine Lwalalika, avait une avance de 14 voix sur son adversaire péquiste, Stephan Fogaing. Le député caquiste sortant, Ian Lafrenière, a pris le troisième rang.

La Presse Canadienne

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