Réforme de l'assurance-emploi : Louis Plamondon inquiet pour la région
Le député fédéral Louis Plamondon juge néfaste la réforme de l'assurance-emploi.
Pour les travailleurs saisonniers qui comptent sur l’assurance-emploi durant l’hiver, le 6 janvier dernier est une date à retenir puisqu’elle marque l’entrée en vigueur de la réforme de l'assurance-emploi. Pour certains, cela signifie devoir accepter un emploi dans un autre secteur que le leur, à salaire inférieur et situé à des dizaines de kilomètres de leur domicile.
S’il est encore tôt pour mesurer les impacts de celle-ci chez les travailleurs de la région, la réforme n’est pas sans inquiéter le député du Bloc québécois pour la circonscription de Bas-Richelieu–Nicolet–Bécancour, Louis Plamondon. « Il s’agit d’un projet injuste tout à fait néfaste pour l’économie québécoise », dit-il.
Le député rappelle que 40 % des travailleurs saisonniers qui bénéficient de l’assurance-emploi sont Québécois. « Notre province compte beaucoup de petites régions rurales où le travail saisonnier est garant de la survie économique de celles-ci. De plus, l’argent que les travailleurs reçoivent de l’assurance-emploi est dépensé dans leur ville, leur région, on assure ainsi la survie des petites localités. »
M. Plamondon estime que pour la région, ce sont surtout les travailleurs de l’industrie du tourisme et de l’agriculture qui pourraient souffrir de cette réforme, sans compter la main-d’œuvre qui gravite autour de l’industrie maritime. Il songe même aux retombées néfastes de cette réforme sur le développement éventuel de projets touristiques, comme celui de l’Écomonde.
Du côté de Bécancour, plusieurs travailleurs de l’industrie forestière risquent d’être touchés. « Pour l’instant, je reçois beaucoup de courriels d’inquiétude des régions éloignées », dit-il.
L’exode de la main-d’œuvre qualifiée
Louis Plamondon craint également de voir des travailleurs qualifiés et formés ici quitter la région. « Si certains sont contraints à faire des centaines de kilomètres par semaine pour aller travailler à 70 % de leur salaire, sans compter le prix de l’essence et l’usure de la voiture, on risque d’en voir plusieurs quitter la région. Est-ce que ces travailleurs vont vouloir revenir dans leur région après ? » questionne-t-il.
Du côté du Centre local d’emploi de Sorel-Tracy, il est encore trop tôt pour évaluer les impacts des changements de l'assurance-emploi sur la clientèle desservie par l’organisme.
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