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La circulation nautique sur le Richelieu pourrait être réglementée

La vitesse des bateaux sur la rivière Richelieu (photo), mais aussi dans les chenaux à Sainte-Anne-de-Sorel et sur le fleuve Saint-Laurent, est un problème partagé par les municipalités situées le long du Richelieu.
Photo: Archives

La vitesse des bateaux sur la rivière Richelieu (photo), mais aussi dans les chenaux à Sainte-Anne-de-Sorel et sur le fleuve Saint-Laurent, est un problème partagé par les municipalités situées le long du Richelieu.

Durant la dernière séance ordinaire du conseil de la MRC de Pierre-De Saurel, le 13 février, les maires ont fait savoir qu'ils souhaitaient que la vitesse et le bruit sur les cours d'eau de la région, dont la rivière Richelieu, soient soumis à une réglementation.

En août dernier, la MRC avait d'ailleurs adopté une résolution en appui à la position de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, qui entreprendra bientôt une démarche auprès du gouvernement du Québec, et ce, afin de présenter une demande auprès de Transport Canada pour que soient réglementés la vitesse, le bruit et le type d’embarcation sur la rivière Richelieu.

Le but d’une telle démarche est de limiter les dommages causés par les embarcations motorisées. Le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel, Gilles Salvas, soutient que la vitesse des bateaux sur la rivière Richelieu, mais aussi dans les chenaux à Sainte-Anne-de-Sorel et sur le fleuve Saint-Laurent, est un problème partagé avec d'autres municipalités situées le long du Richelieu, comme Saint-Denis-sur-Richelieu et Mont-Saint-Hilaire.

« L'idée est de se mettre tous ensemble afin de développer une réglementation commune à cet effet », explique-t-il.

« L'été, de gros bateaux mènent du train. En plus du bruit pour les gens proches des rives, cela amène l'érosion des berges », ajoute le maire de Sorel-Tracy, Réjean Dauplaise, qui dit recevoir beaucoup de plaintes de la part des citoyens à cet effet. Sans compter la pollution de l’eau, qui met en péril la biodiversité de la rivière.

Travaux de creusage dans la baie Lavallière

Lors de la dernière séance du conseil de la MRC, le préfet Gilles Salvas a aussi mentionné que les études afin de pouvoir creuser les cours d'eau, dont la rivière Pot-au-beurre, devraient prendre au moins un an.

« Il faut mesurer les impacts sur l'environnement. C'est une zone humide protégée. On voit la complexité d'aller travailler dans la baie Lavallière à cause de l'environnement. On va finir par avoir les permis nécessaires, mais il faut trouver un terrain d'entente entre les différents ministères », a-t-il laissé savoir.

La nécessité de creuser les cours d'eau dans la région est liée aux problèmes d’inondations dans les champs et les boisés des producteurs agricoles de la baie Lavallière.

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