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Une rencontre de la dernière chance pour les ambulanciers

Le président du syndicat des Ambulances Richelieu, Sylvain Bélanger, estime que la manifestation de lundi midi a réveillé l'employeur sur le sérieux de ses membres.
Photo: Pascal Cournoyer

Le président du syndicat des Ambulances Richelieu, Sylvain Bélanger, estime que la manifestation de lundi midi a réveillé l'employeur sur le sérieux de ses membres.

La manifestation tenue par les ambulanciers de Sorel-Tracy, lundi midi, semble avoir eu l’impact escompté sur les négociations qui étaient dans une impasse depuis quelques jours.

Le syndicat, qui menaçait de déclencher une grève générale illimitée à compter du 12 mars, a accepté une rencontre sollicitée par l’employeur qui se tiendra ce mardi, en fin d’après-midi.

Il s’agira probablement de la rencontre de la dernière chance. « Nous avons toujours un mandat de grève, brandit le président du syndicat des Ambulances Richelieu et vice-président de la Montérégie, Sylvain Bélanger. À la suite de la rencontre, nous serons en mesure de savoir si on enclenche les moyens de pression et on pourrait partir en grève à partir de minuit. »

Selon lui, le fait qu’une vingtaine d’employés aient tenu une manifestation devant les bureaux d’Ambulance Richelieu, hier, a fait bouger les choses. « On est 34 à Sorel. C’est plus que la moitié qui était là. Si on avait été seulement trois ou quatre, ce n’aurait pas été la même chose, mais là, ils peuvent voir qu’on est sérieux », indique-t-il.

En plus des employés d’Ambulances Richelieu, d’autres fraternités d’ambulanciers font face au même litige dans les Laurentides, à Joliette et Montcalm. « Ils étaient 90, hier, à Joliette. D’après moi, ils se sont dit qu’ils étaient mieux de régler », indique M. Bélanger.

C’est la Fédération des paramédics et des employés des services préhospitaliers du Québec (FPESPQ) qui a été dépêchée à la table des négociations. Actuellement, il resterait un dernier point à régler.

Le litige concerne sur les façons de procéder dans le cas de mesures disciplinaires. « Quand un employé est appelé au bureau, on veut savoir pourquoi, mais l’employeur ne veut pas pour empêcher que l’on soit prêt ''syndicalement'' quand on arrive, explique Sylvain Bélanger. Quand un criminel est appelé il peut savoir pourquoi, mais pas nous. »

Selon lui, les négociations devraient être assez rapides. « Avec tous les téléphones qui se sont faits, j’ai confiance qu’il y aura un dénouement. Vers 16 h 30 ou 17 h, tout devrait être réglé, croit-il. On ne s’entend pas sur deux ou trois mots. Au lieu de l'''objet'' de la rencontre, on veut connaître les faits reprochés, la raison pourquoi il nous convoque. Parce que l’objet, ça peut vouloir dire n’importe quoi. »

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