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Le meilleur est à venir pour Marc-André Fleury

Malgré tous les succès qu’il a connus, tant chez les Juniors que depuis qu’il est avec les Penguins de Pittsburgh, l’entraîneur personnel de Marc-André Fleury estime que le gardien sorelois est toujours en progression.

« Il est loin d’avoir plafonné », assure le Sorelois Stéphane Ménard qui travaille avec Fleury depuis son tout jeune âge et qui s’occupe de son entraînement estival depuis qu’il est avec les Penguins.

« Il a pris beaucoup de maturité. Ça aussi c’est important pour un gardien de but, estime Stéphane Ménard. Même s’ils sont riches, ces gars-là sont du monde comme les autres. Ce serait faux de penser qu’ils n’ont rien à apprendre dans la vie. Quand ils ont 20 ans, ils sont comme n’importe quel autre qui a 20 ans. Ils doivent vivre des choses qui les font grandir et Marc-André a beaucoup mûri. Ce devrait l’aider cette saison ».

L’entraîneur des gardiens de but sorelois, qui travaille dans ce domaine depuis une vingtaine d’années, estime aussi que Marc-André Fleury est très motivé en vue de la prochaine saison. « Quand t’as été en finale deux ans de suite et que t’a remporté la Coupe Stanley, puis une médaille d’Or, qu’est-ce qui peut te garder motiver?, soulève-t-il. Je crois qu’il peut se rendre jusqu’au bout cette saison. Le printemps dernier, les Penguins étaient privés de Crosby et de Malkin. C’est certain que ça va faire une différence lorsqu’ils vont revenir ».

Stéphane Ménard suivra d’ailleurs les performances du gardien à distance. « À chaque match, je lui envoie un montage vidéo, avec ses bons et ses mauvais mouvements, auquel j’ajoute mes commentaires », raconte-t-il. « La force de Marc-André Fleury, c’est qu’il est extrêmement rapide. Il a toutefois pris des faux plis à l’âge de 17, 18 et 19 ans. Il s’est beaucoup amélioré au cours des trois dernières années. Il ne bouge plus pour rien, il sort moins de son demi-cercle et il regarde plus la rondelle », analyse Stéphane Ménard

Travail, travail, travail…

« Durant mes entraînements, je prône le travail, le travail, le travail et encore le travail. Ne me parlez pas de faire le même mouvement deux ou trois fois, mes gardiens peuvent faire de 200 à 300 déplacements durant une séance pour que ça devienne un automatisme », indique-t-il.

«  Je travaille aussi sur le 2e et le 3e effort. Comme je leur dis souvent : arrête la rondelle avec les dents s’il le faut, mais arrête-la, continu Stéphane Ménard. C’est ce que Marc-André a fait dans les derniers moments du septième match de la finale en 2009 contre Détroit ».

Durant ses entraînements estivaux, Stéphane Ménard a aussi recours à des joueurs de la région, dont François Beauchemin et Bruno Gervais, pour que ses gardiens fassent face à des tirs de la Ligue nationale. « Au cours d’une séance, ils font entre 300 à 400 lancers chacun. Ça les tient en forme », dit-il.

David Guerrera et Joël Quirion

Depuis deux ans, Stéphane Ménard est aussi l’entraîneur des gardiens du HC Carvena. Il n’a que de bons mots à propos de David Guerrera et de Joël Quirion avec qui il tient une intense séance d’entraînement chaque semaine. « Ce sont deux gars qui veulent énormément et qui travaillent très fort lors des entraînements. C’est la clé quand tu veux gagner dans le sénior parce que le calibre est parti pour être de plus en plus fort », croit le Sorelois.

Il croit d’ailleurs que ses gardiens vont connaître une bonne saison. À titre personnel, son objectif est de faire en sorte que les gardiens du HC Carvena conservent la meilleure moyenne de buts alloués de la Ligue nord-américaine.

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